Augmenter le nombre de races classés en 1er + 2ème catégorie?

COMMUNIQUÉ DU PRESIDENT DU C.F.A.B.A.S.

28 Novembre 2009

 

Le 23 juin 2009, le député Claude BIRAUX, posait une question parlementaire au Ministre de l’Intérieur (http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-52686QE.htm). Il demandait si il n’était pas envisageable d’ajouter le dogue argentin à la liste des races dites « dangereuses ».

Le 10 novembre 2009, le Ministre de l’Intérieur a répondu de la façon suivante :

« Compte tenu des multiples facteurs qui interagissent pour conduire à ce qu'un chien devienne potentiellement dangereux, il n'a pas paru opportun au législateur, lors de la dernière actualisation du dispositif applicable, d'augmenter le nombre de races ou de morphotypes classés en 1re ou en 2e catégorie […] Il n'est donc pas envisagé, à ce jour, de faire intégrer au dogue argentin, la première ou la deuxième catégorie, que cette race soit ou non inscrite au livre des origines françaises, de même pour toute autre race de chien.»

 

Ces prises de conscience et de position officielles et révolutionnaires sont, au moins en partie, le fruit :

  • de ma lutte, depuis bientôt 10 ans, contre la catégorisation des chiens ;

  • de celle de nombreuses associations (de défense animale, de placement de chiens dits « dangereux », etc.) et organisations professionnelles (vétérinaires, éducateurs canins, comportementalistes, etc.) par ailleurs quasiment toutes représentées dans le Collectif 4C ;

  • de celle de milliers d’individus, propriétaires ou non de chiens.

Je pèse mes mots en écrivant cette phrase : amstaffs, rotts et tosa ont, dans l’immédiat, au travers de l’action de tous ces intervenants, sauvé  toutes les autres races des mesures injustes, sans fondements et de la mise à l’index qu’ils subissent depuis 10 ans.

Il revient aujourd’hui aux responsables de toutes les races ainsi préservées et à tous leurs amateurs ou amis, à tous ces cynophiles (mot issu du grec : « qui aime le chien »…) de faire un choix vital :

  • Dormir – enfin - tranquille, profiter de leur compagnon et fermer les yeux sur l'abattage massif (un chien toutes les six heures en moyenne depuis 1999) des chiens catégorisés ;

  • S’impliquer et se mobiliser, de façon effective et concrète, afin qu’amstaffs, rotts et tosa cessent à terme d’être mis à l’index et de payer de leur vie l’incapacité française de mettre en place de réelles mesures de prévention des risques de morsures.

Emmanuel TASSE

Président du C.F.A.B.A.S.

Animateur du Collectif Contre la Catégorisation des Chiens

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